SCHEDA

LES AUTEURES

Docteure en histoire de l’art moderne, Laura de Fuccia est cheffe deprojet au département des Études et de la recherche de l’Institut national d’histoire de l’art depuis 2015. Lauréate de la bourse Chastel (INHA-Académie de France Villa Médicis) en 2013, elle a enseigné à l’université catholique de l’Ouest et dans les universités Paris Ouest-Nanterre-La Défense, Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Lumière-Lyon 2 et Picardie-Jules Verne. Elle a été collaboratrice scientifique du département des peintures du musée du Louvre et boursière de la Fondation Ermitage-Italia, de la Venice International University, de l’université d’Udine et de l’université franco-italienne de Turin. Ses recherches concernent principalement l’histoire des collections, la peinture vénitienne et les relations artistiques entre Venise et Paris au XVIIe siècle. Elle a notamment consacré à ces thèmes sa thèse de doctorat (dirigée en cotutelle par Michel Hochmann à l’École pratique des hautes études à Paris et par Stefania Mason à l’université d’Udine) et l’ouvrage Venezia & Parigi 1600-1700. La pittura veneziana e la Francia. Fortuna e dialoghi, Genève, Droz, 2016. Elle est chercheuse associée de l’équipe Savoirs et pratiques du Moyen-Âge à l’époque moderne (ea 4116 - EPHE) et du Centre André Chastel, ainsi que secrétaire générale de l’Association des historiens de l’art italien (AHAI) et membre du comité de rédaction de la revue ArtItalies.
Eva Renzulli est spécialiste de l’architecture italienne de l’époque moderne et de l’historiographie de l’histoire de l’art entre France et Italie dans la seconde moitié du XXe siècle. Elle a obtenu un doctorat en histoire de l’art et de l’architecture à l’Institut Universitaire d’Architecture de Venise, sous la direction de Howard Burns. Elle a été boursière à la Harvard University en 2000-2001, où elle a été également teaching assistant. Elle a enseigné de 2003 à 2009 à la Venice International University. En France, elle a été ATER au Collège de France (2011-2012), chargée de cours à l’Institut d’Études Politiques de Paris, avant d’être chargée de conférences pour la direction d’études d’histoire de l’art de la Renaissance à l’EPHE. Elle a participé au classement de la correspondance d’André Chastel en 2010-2011 et à un projet d’archives orales autour d’André Chastel pour le Comité d’histoire du Ministère de la Culture de 2014 à 2017. Elle est membre associée de l’Équipe Histara (EA 7347 - EPHE).

L’ŒUVRE

Couvrant près de quarante ans, la correspondance échangée entre André Chastel (1912-1990) et de nombreux historiens de l’art, historiens, philologues et artistes italiens témoigne de la richesse des relations nouées avec l’Italie dès l’immédiat après-guerre. Glanés dans les archives Chastel de la bibliothèque de l’Institut national d’histoire de l’art à Paris ainsi que dans celles de ses correspondants en Italie, ces écrits évoluent, passant petit à petit de simples courriers administratifs à de véritables débats scientifiques, allant même jusqu’à offrir des témoignages d’amitié vraie entretenue avec Roberto Longhi, Giuliano Briganti, Sergio Bettini ou Enrico Castelnuovo. Ils documentent tout autant l’engagement de Chastel en faveur d’un renouveau de l’histoire de l’art en France que l’intérêt porté parallèlement aux approches méthodologiques de ses collègues italiens, de Roberto Longhi à Bernard Berenson, en passant par Carlo Ludovico Ragghianti, Eugenio Garin et Sergio Bettini. Ils nous renseignent également sur la réception de ses travaux en Italie, comme dans le cas de son Art italien (Paris, Larousse, 1956), traduit et publié dès 1957 grâce à Roberto Longhi. S’y manifeste également son engagement pour la défense du patrimoine, notamment dans le cadre de sa participation au rayonnement du «Centro internazionale di studi di architettura Andrea Palladio» de Vicence. Bien au-delà du milieu des historiens de l’art, ce «dialogue» de Chastel avec l’Italie invite aussi les personnalités les plus en vue de l’époque, tels Mario Praz, Vittore Branca, Italo Calvino et Federico Fellini, et révèle, dans les lettres adressées aux peintres Massimo Campigli et Zoran Music ou au photographe Milton Gendel, des aspects inédits des réflexions de Chastel.

LE SOMMAIRE

Avant-propos, Sabine Frommel, Michel Hochmann – Note sur l’édition, Laura de Fuccia (LdF) et Eva Renzulli (ER) – «Une certaine sodalitas humaniste» entre France et Italie, ER – André Chastel «padrino eccellente dell’arte italiana», LdF – CORRESPONDANCE ITALIENNE D’ANDRÉ CHASTEL: 1. Mario Praz 1947-1979, LdF - 2. Carlo Ludovico Ragghianti 1947-1977, ER - Giuliano Briganti 1947-1989, LdF - Eugenio Garin 1947-1987, ER - 5. Sergio Bettini 1947-1972, ER - Mary Pittaluga 1947-1948, LdF - 7. Bernard Berenson 1948-1955, LdF - 8. Roberto Longhi 1948-1969, ER - 9. Cesare Brandi 1948-1981, LdF - 10. Stefano Bottari 1948-1962, ER - 11. Rodolfo Pallucchini 1949-1986, LdF - 12. Giulio Carlo Argan 1950-1987, LdF - 13. Enrico Castelnuovo 1952-1987, ER - 14. Ugo Procacci 1954-1983, LdF - 15. Cesare Gnudi 1957-1979, LdF - 16. Massimo Campigli 1959-1970, LdF - 17. Eugenio Battisti 1959-1982, ER - 18. Renato Cevese 1960-1989, LdF - 19. Michelangelo Muraro 1960-1981, LdF - 20. Carlo Pedretti 1961-1989, ER - 21. Anna Maria Brizio 1962-1976, ER - 22. Zoran Music 1964, LdF - 23. Milton Gendel 1965-1989, LdF - 24. Antonio Cederna 1965, ER - 25. Vittore Branca 1966-1988, LdF - 26. Alessandro Parronchi 1969-1981, LdF - 27. Terisio Pignatti 1969-1987, LdF - 28. Giovanni Previtali 1978-1982, LdF - 29. Federico Fellini 1983, LdF - 30. Italo Calvino 1985, LdF - 31. Anna Ottani Cavina 1986, LdF – Chronologie – Index des noms